Mobilité et logement : 2 faces d’une même pièce

Imaginez vous cette maison quatre façades entourée de son petit écrin de verdure et ce calme champêtre qui vous offre cette bulle de respiration bien loin du vacarme de la ville et du stress quotidien. Vous l’avez ? Et bien ce rêve tant chéri par d’autant se transforme souvent en cauchemar: heures perdues dans les embouteillages, navette quotidienne dans les transports en commun, nécessité d’une voire deux voitures pour assurer le fonctionnement du ménage, éloignement des services de base,… Ce cadre idyllique peut rapidement se transformer en mauvais film et surtout son impact sur l’environnement est tout aussi négatif.

La mobilité est intrinsèquement liée à la question du logement et du lieu d’habitation. Plusieurs décennies d’évolutions technologiques nous ont permis de nous déplacer de plus en plus vite, de plus en plus loin et en consommant de moins en moins d’énergie. Cette emballement technologique a eu pour conséquence de nous permettre de quitter les centres urbains et d’aller nous installer là où bon nous semble. Cette démarche a été largement accompagnée par des politiques d’aménagement du territoire et d’urbanisation libérales nous poussant à construire de l’habitat un peu partout vu qu’il était possible de se déplacer vite et loin à coûts réduits. Mais ce concept trouve sa limite au milieu des années 1990 avec une augmentation du nombre de véhicules individuels, l’augmentation de la congestion de nos routes et un désinvestissement massif dans les services de transports collectifs. Cependant, cela ne va pas forcément endiguer ce concept de « la maison à la campagne et le travail en ville ». En même temps, notre société fait également face à une crise du logement sans précédent qui voit les loyers en ville s’envoler forçant les ménages les plus modestes à chercher un logement en dehors des centres urbains dans des zones peu ou pas desservies en transports en commun et qui se vident des services de première nécessité (commerces de proximité, services publics, soins de santé,…). Paradoxalement, ces zones en dehors de villes subissent également la pression immobilière et on assiste à une augmentation drastique du prix du foncier renvoyant les personnes précaires dans des sortes de « no mans land » où le logement reste (encore?) abordable mais sans aucune commodités; les condamnant à une obligation à se déplacer, pire une injonction au déplacement!

Exode urbain, pression sur les loyers, artificialisation des sols, pollution atmosphérique, aménagement du territoire,… toutes ces questions pourraient être résolues par la mise en place d’une politique de mobilité ambitieuse, durable et décarbonée ? Les politiques de mobilité nous permettraient, d’un coup de baguette magique, d’effacer les errances de soixante ans de politique d’aménagement du territoire ayant favorisé l’étalement de l’habitat et la fragmentation des bassins de vie ?

Logement, mobilité, précarité.

Ce triptyque sous-entend des liens étroits entre ces trois thématiques. Plus encore, les questions de logement, de mobilité et de précarité sont quasi indissociables avec tout de même une grande prévalence de la question du logement.

En observant les liens entre logement et mobilité, on se rend très vite compte que les politiques d’aménagement du territoire ont façonné notre manière d’habiter. Avec la révolution industrielle et la concentration des activités professionnelles et commerciales, l’essor des villes a permis de densifier et de rapprocher les lieux d’habitation avec les lieux de travail. Mais cela s’est doucement érodé au fur et à mesure que la technologie se développait. L’exode des classes aisées vers des lieux plus calmes et moins exposés aux nuisances de l’activité industrielle a été rendu possible par le développement du train et ensuite de l’automobile de masse. Cette représentation du confort de vie s’est installée comme une norme, un idéal à atteindre construit en opposition à une ville sale et bruyante. Ces évolutions donnant lieux à l’apparition d’une nouvelle espèce: le navetteur. Le fait d’habiter de plus en plus loin de son lieu de travail tout en pouvant se déplacer de manière confortable nous a poussé à nous installer toujours plus loin avec la complicité des gouvernements qui ont normalisé ce mode vie. Les investissements publics s’orientant vers la construction de routes, d’autoroutes au détriment des modes de déplacement collectifs; institutionnalisant par la même occasion l’individualisme. Les politiques de mobilité perdent, durant la période des 30 glorieuses, leur vocation de servir la collectivité afin de faciliter les déplacements individuels et les échanges commerciaux. Partout en Europe, les Etats démantèlent leurs réseaux de transport en commun afin de faire place à la voiture. Il faudra attendre la fin des année 1980 et le début des années 1990 pour commencer à se rendre compte que ce modèle ne fonctionne plus. S’entame alors un processus lent et un peu particulier qui vise à mettre en œuvre des politiques publiques à base de grands plans de mobilité ou d’investissements dans les infrastructures de transport en commun qui doivent permettre à la « périphérie » de rejoindre les centres villes de manière rapide et efficace. Cette vision des politiques de mobilité ne remet pas du tout en cause les politiques de logement et d’aménagement du territoire et surtout oublie dramatiquement les questions de mobilité en dehors des centres urbains. Le manque d’intégration des problématiques (logement, mobilité, aménagement du territoire, développement économique,…) rendent ces plans compliqués à mettre en place et peinent à trouver leur efficacité. Désormais, le lien avec les politiques de logement est un peu plus intégré même si on retrouve encore des approches sectorielles. Mais cette intégration arrive tardivement par rapport aux enjeux et aux défis sociaux et environnementaux auxquels nous devons répondre.

En ce qui concerne le lien entre logement et précarité, la démonstration a déjà largement été opérée. Le logement, avec l’alimentation et les dépenses d’énergies, sont les dépenses les plus importantes pour un ménage. La capacité des plus précaires à trouver un logement décent et abordable est de plus en plus compliquée. On peut observer ici deux tendances; une première voit la paupérisation des centres villes et une augmentation drastique des loyers. Les personnes les plus précaires se retrouvent à occuper des logements qui restent chers et sont de mauvaise qualité, voir insalubres. Ces ménages restent dans les centres villes mais occupent souvent des emplois avec des niveaux de rémunération parmi les plus bas. Le poids du coût du logement par rapport aux revenus est conséquent; certes en habitant dans un centre ville la mobilité devrait être (plus) facile, mais le prix d’un abonnement pour les transports en commun ou l’accès à un véhicule est compliqué, voir inaccessible. Si l’on ajoute à cela le fait que ces emplois peuvent être pénibles par des horaires décalés ou des tâches ardues, la mobilité devient une charge mentale, physique et économique supplémentaire. La seconde tendance se situe au niveau des personnes qui ne peuvent pas se permettre d’habiter en centre ville et qui doivent trouver un logement abordable mais dans des zones rurales et/ou périphériques déconnectées d’un réseau de transport en commun mais surtout isolées de tout accès aux services de bases ( administration, alimentation, soins de santé,…). A la question du poids économique du logement vient s’ajouter une précarité de la mobilité car lorsque la priorité du quotidien est de pouvoir remplir ses besoins primaires, c’est extrêmement compliqué de dégager du temps et des moyens pour réfléchir à ses déplacements. Ces personnes se retrouvent enfermées dans un cercle vicieux qui les pousse à avoir des pratiques de mobilité coûteuses pour pouvoir avoir accès aux services de base. Dans le pire des cas, elles y renoncent faute de moyens ou de solutions pratiques et abordables.

Les politiques de mobilité à elles seules ne peuvent pas répondre à ces enjeux. Toutes les voitures partagées, les vélos en libre service ou les trains du monde ne permettront pas de résoudre cette situation. Par contre, avoir une approche intégrée des questions de logement, de précarité, de mobilité et d’aménagement du territoire est la meilleure piste pour répondre aux enjeux sociaux et environnementaux.

Un politique de logement intégrée comme réponse aux défis de mobilité

Cela parait logique et simple à la fois et pourtant, les politiques actuelles ne sont pas adaptées pour répondre aux défis liés à notre façon d’habiter et de nous déplacer. On reste trop souvent dans une optique de « réaction » voire de « réparation » plutôt que dans l’anticipation des besoins actuels et futurs. A titre d’exemple, on demande encore à des opérateurs de transports publics d’adapter leur réseau en fonction des nouveaux quartiers que l’on construit dans des zones agricoles ou naturelles alors que cela devrait être l’inverse. Mais pourtant, tout n’est pas à jeter et des politiques actuellement mise en œuvre vont dans le bon sens. En Wallonie, on peut citer le Schéma de Développement du Territoire (SDT) qui propose la densification du logement autour du concept de centralité au sein des villes et villages. Le gouvernement valide donc l’importance de travailler à la fois sur l’aménagement du territoire, le logement, la mobilité et le développement socio-économique. A Bruxelles, la Région s’est doté depuis 2018 du Plan Régional de Développement Durable (PRDD) qui conçoit une approche encore plus large de la question en englobant les questions liées à la nature en ville par exemple. Mais dans les faits, le PRDD a du mal à se matérialiser. De même que l’outil du Plan d’Aménagement Directeur (PAD), qui se veut être une boite à outil de l’administration régionale pour maitriser l’ensemble des sujets, a également du mal à convaincre car trop lourd administrativement et trop abstrait pour les habitants. Ces outils qui possèdent un réel potentiel pour pouvoir offrir une vision intégrée passent à côté de leurs objectifs.

D’autres outils et solutions existent pour pourvoir mieux appréhender les questions liées au logement et à la mobilité:

1. Les politiques de mobilité ne sont pas uniquement liées à l’infrastructure, à des opérateurs de transport ou à la gestion de flux. Une fois que l’on sort de ce concept, on se rend compte que c’est bien plus complexe. La création d’emploi, les politiques d’enseignement, l’implantation de commerces et de services,… toutes ces décisions ont un impact sur l’endroit où nous habitons et la façon dont nous nous déplaçons. La question de la mobilité est prise en compte au niveau de l’étude d’opportunité ou lors d’une étude d’incidence mais cela revient à la reléguer à une simple donnée que l’on peut écarter de manière discrétionnaire. Le principe de densification prend alors tout son sens au regard de l’impact de la mobilité.

2. Les politiques de maitrise des loyers sont un outil largement sous utilisé par l’autorité publique. La garantie de pouvoir se loger de manière abordable et décente conditionne largement les déplacements. Le fait d’être repoussé dans des zones inaccessibles ou mal desservies en transports publics ou de devoir dépendre d’une voiture alors que le ménage n’en a pas les moyens est largement absent des politiques de logement. La maitrise du coût des loyers permet aussi aux ménages d’avoir un pouvoir d’achat stable en maitrisant mieux les coûts liés au logement dans le budget du ménage. Ce qui pourrait laisser plus de place pour d’autre dépenses, dont la mobilité.

3. Le concept de « ville à 15minutes » ou encore de « village à 30 minutes » est important dans la vision de l’aménagement du territoire et doit impérativement se combiner avec une approche servicielle. Cette approche servicielle doit comprendre une gradation de l’accessibilité en fonction du mode déplacement. L’objectif n’est pas de réinstaller tous les services à une distance de 15 ou 30 minutes. Par contre, en définissant l’accessibilité en fonction du mode de déplacement (à pieds, en vélo, en transport en commun, en voiture) et en fonction des services (première nécessité ou pas), cela permet d’avoir une couverture plus large de l’accessibilité sans devoir trop se focaliser sur la construction de nouveaux logements. Ce qui doit permettre de se recentrer sur l’utilisation du bâtis existant et prioriser la rénovation des logements existants.

4. Dans les territoires moins denses, périurbains à ruraux, la question de maillage, de hiérarchie et d’intégration des réseaux est essentielles. Cette logique est souvent sectorielle; on va développer le réseau bus et en parallèle le réseau vélo avec au sommet de la pyramide le chemin de fer. Cependant, ces réseaux sont complémentaires et ne remplissent pas les mêmes besoins. Et pourtant leur interconnexion reste complexe. Si les concepts de Mobipôles et de Mobipoints se développent doucement en Wallonie et les Hoppin en Flandres commencent à fleurir un peu partout, il manque parfois la réflexion de l’usage qui sera fait de cette vision servicielle de la mobilité (MaaS). Je pense en effet qu’une politique de l’offre est la bonne piste mais encore faut-il savoir à qui s’adresser et pour quels besoins ? pour quels types déplacement ? Un maillage fin qui se calque sur les lieux de vie avec une offre de services de mobilité abordable et adaptée qui les relie entre eux est la meilleure des options.

5. L’administration a un rôle centrale à jouer au niveau de la planification et de la vision d’une politique de logement qui intègre complètement la question de la mobilité et plus globalement de l’accessibilité. Que ce soit au niveau régional ou local, les outils réglementaires et administratifs peuvent avoir une puissance stratégique pour permettre de réconcilier les politiques de logement et de mobilité. Le « temps de l’administration » (re)devenant le garant d’une vision à long termes et d’une conservation de l’intérêt commun.

En conclusion, il n’est pas envisageable aujourd’hui de penser la question du logement et de la mobilité de manière distincte. Les enjeux sociaux et climatiques sont trop importants et nécessitent une approche systémique. Les enjeux vont au-delà de la question du logement et de la mobilité; on parle ici de consommation d’énergie, d’économie circulaire, d’emplois, de biodiversité, d’aménagement du territoire,… Mais c’est le cas pour toutes les thématiques, me direz-vous ? Et donc alors, on fait quoi ? Le dernier rapport du service fédéral de lutte contre la pauvreté épingle la question de la mobilité comme un enjeu majeur de lutte contre la pauvreté et l’exclusion et fait le lien directe avec la question du logement. La réponse se trouve peut-être dans cette approche; en questionnant la politique du logement, on aborde directement toute une série d’enjeux majeurs de notre société. Une politique de logement intégrée avec cette approche systémique nous obligerait à revoir notre façon d’aménager le territoire, notre façon de consommer de l’énergie, notre façon de nous déplacer,… et avec l’effet ultime de remettre les gens au cœur de nos politiques publiques.

Mobilité et logement : 2 faces d’une même pièce

BIDON – Fiets cafe made in Gand

Vous l’aurez certainement remarqué mais je me suis trouvé une passion pour les cafés vélos. J’en ai déjà visité quelques uns en Europe et cette fois-ci je me suis arrêté à Gand chez Bidon Coffee & Bicycle.

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Le café est situé au nord-est de Gand, derrière la Cathédrale Saint Bavon et possède la grande particularité d’avoir été créé par une femme. Hé oui mesdames, n’en déplaise aux hommes, on est ici dans un lieux tenu par des fan(es) de cyclisme.

L’endroit est très spacieux et assez accueillant. Mais il ne faut pas s’y méprendre, on ne pourra pas y faire réparer son vélo en buvant un café. On pourra par contre acheter quelques accessoires (casque, cadenas, paniers,…) et même des vélos de la célèbre marque anglaise Tokyo Bike. C’est déjà pas mal mais les puristes ne s’y retrouverons peut-être pas. Quoi qu’il en soit, j’ai passé un bon moment, le service était très agréable et j’ai bu un excellent café glacé. Une précision qui a son importance: les allergiques au lactose pourront également se rafraichir car toutes les boissons sont disponibles en version lait de soja ou lait d’amande. C’est assez rare pour le mentionner!

En conclusion, un chouette endroit pour vous reposer, venir lire un livre ou faire une halte lors de votre visite à Gand. Vous pouvez également y petit-dejéuner ou y déjeuner;  la carte propose de la petite restauration et quelques délicieuses sucreries. Encore une bonne adresse à noter dans votre carnet voyage.

BIDON – Fiets cafe made in Gand

200 -Le MAG / C’est comme le vélo…

Bonjour à toutes  et tous ! Après Paris, on reste chez nos amis français (à croire qu’on les aime bien finalement 😉 ) pour un article en 2 temps. On va d’abord aller se balader du côté du magazine vélo 200 et ensuite embarquer pour une petite virée au sein d’une expo photo vélo pas comme les autres.

200 – Le MAG

« Aimer, rouler, avoir froid » sont les mots en couverture du dernier numéro du magazine 200 et cela en dit long sur l’état d’esprit de la rédaction. En tant qu’amateur de vélo, j’ai longtemps cherché un chouette mag de vélo qui ne soit pas uniquement rempli de tests de super bécanes impayables et d’interviews des jeunes espoirs d’une équipe néo pro du fin fond du Limbourg. Mais en Belgique, terre du cyclisme s’il en est, c’est mission impossible. J’avais fait un article il y a quelques temps sur des super revues mais on était vraiment plus dans une format « mook » que dans le vrai magazine sur le vélo. Et puis, il y eut 200 ! Je suis tombé un peu par hasard sur leur page Facebook et j’ai liké. Si le mag est compliqué à trouver en Belgique, j’ai profité de mon escapade parisienne de début février pour acheter le magazine en kiosque. Depuis, je ne le lâche plus!

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La légende veut que « 200 » soit pour le fait que les créateurs ne roulent jamais moins de 200km lors de leur sortie… le mythe reste intacte. En attendant, le style est frais et différent de tout ce que j’ai pu lire jusqu’ici. Les sujets sont passionnants et on sent l’amour de l’effort et de la souffrance. Une chose différente, ce n’est pas un magazine de « mec » où les femmes font l’objet d’un numéro spécial par an. Les articles retracent les exploits fous ou les simples histoires des amoureux et amoureuses du vélo. Bon, on n’échappe pas aux tests de vélos mais bon au fond de moi, j’aime quand même bien ça…    Bref si vous n’êtes pas déjà abonnés, faites-le !!!

C’est comme le vélo…

Un flyer qui trainait sur le comptoir d’un café-vélo à Paris avec une photo d’un beau vélo acier des années 1970 et un texte assez intriguant sur une exposition de photos de vélos et la possibilité de repartir avec la photo et le vélo lui-même! Il n’en fallait pas plus pour attirer ma curiosité. Le concept lancé par  Olivier Placet et Roland Cogotti nous promet donc  d’admirer de magnifiques vélos en photos et en « acier ferme ». Les heureux acquéreurs auront donc deux fois plus de plaisirs; une première fois avec les yeux et une deuxième fois avec les mollets. Ci-dessous, un bref aperçu de leur travail.

Pour ceux qui auront l’occasion de s’y rendre, l’expo se tiendra d’abord à la mi-mars à Toulon. L’expo viendra ensuite sur Paris avec une avant-première parisienne en avril et puis l’expo grand public en juin. Vous trouverez toutes les infos utiles sur leur page Facebook ici. Si jamais l’envie leur prend de venir présenter l’expo à Bruxelles, je serai leur premier client 😉

200 -Le MAG / C’est comme le vélo…

À Paris, au fil des cafés-vélos

Bonjour les amis! Après un petit break et plein d’aventures, Cyclogram repart pour un petit tour. J’ai plein de choses à raconter car il y a plein de choses qui se sont passées mais là j’ai envie de commencer par un sujet que j’aime particulièrement: les cafés-vélos!

J’ai eu l’occasion, en ce début de mois de février, de faire une petite escapade parisienne. Et sur ma « to do » liste, j’avais coché plusieurs adresses de cafés-vélos. J’ai donc trainé ma copine à travers la capitale française pour une petite tournée de ces lieux où se mélange  passion du vélo et délicieuses boissons chaudes.

Au sommet de ma liste se trouvait Steel Cyclewear & Coffeeshop! J’étais très impatient de découvrir ce lieux car je suis leurs activités sur Facebook depuis un bon moment. J’étais tellement impatient que je suis arrivé trop tôt avant même l’ouverture et que j’ai donc bavé devant la vitrine et les volets fermés.

J’ai donc pris mon mal en patience et suis revenu plus tard. Mais ayant mal géré mon temps, je suis arrivé 30 minutes avant la fermeture. Suffisant pour faire le tour du magasin mais trop tard que pour commander quelque chose à boire ou à manger. Néanmoins, l’endroit est vraiment chouette, les gars sont hyper sympas et le shop propose un choix vraiment pointu en terme d’équipements vélo et autres vêtements adaptés à la pratique du biclou en ville. Après, il ne faut pas se mentir, on reste dans un marché assez haut de gamme mais chacun peut y trouver son bonheur. Après avoir essayer une tonne de veste, je ne suis finalement reparti qu’avec 2 paires de chaussettes 🙂 Mais les gars sont restés hyper cool et ça c’est vraiment top. Sinon, comme je l’ai dit, je n’ai pas pu tester la nourriture mais le menu avait l’air assez sympa. Ce sera pour une prochaine visite ! Dernier élément, les mecs organisent des sorties de groupes qui fonctionnent pas mal et qui permettent de découvrir les routes autour de Paris!

En seconde position, je voulais aller voir KM O (lire kilomètre zéro). Là on bascule directement dans la pratique sportive du vélo et le slogan met tout de suite dans le bain: « Le camp de base » du cycliste. On y trouve du matériel dernier cri et hyper performant. L’ambiance est vraiment axée sur l’esprit cyclo-sport, voir même néo-pro. Les personnes qui y travaillent sont accueillantes et connaissent vraiment bien leur métier. Le coin « café » est assez réduit mais propose tout de même quelques sélections de petites choses à boire et à manger. Mais surtout, on trouve plein de produits énergétiques: barres de céréales, boissons hydratantes,… Mais l’atout de KM O, c’est également de proposer tout un tas d’activités liées à la pratique du vélo. Cela va du cours de spining au cours de yoga spécial pour les cyclistes en passant par des sorties de groupe. Bref, si vous voulez de la perf, vous serez servis !

 

Enfin, vient en troisième position le coup de coeur parmi mes visites parisiennes. J’ai eu le plaisir de découvrir La Chouette. Ce petit café-vélo n’est pas très grand mais possède un charme fou. J’ai eu l’occasion d’y prendre comme on dit chez nous le « 10h » et c’était vraiment bien. Le concept est simple: nourriture simple et mécanique simple. Pas de fioritures, pas de chichis, ici on fait du bon et du beau. Côté nourriture, ils ont misé sur des classiques: bagles, cookies, fondant au chocolat,… Côté boisson: on a un très bon café (je ne suis pas amateur d’habitude mais c’était vachement bon en bouche!) et de très bons thés. Tendance oblige, on a évidemment des boissons au thé matcha! Côté mécanique: on  part sur un atelier assez réduit mais capable de dépanner n’importe quel vélo en rade. Par contre spécialité de la maison: retaper et revendre d’anciens vélos. On est quasi exclusivement sur du cadre acier des années 70; on trouve 1 ou 2 vélos un peu plus récents mais à la mécanique simple.

Bref, je persiste et signe en disant que c’est mon coup de coeur à Paris. Le côté chaleureux du lieu m’a convaincu. C’est LE café-vélo dont il faut s’inspirer pour Bruxelles.  A bon entendeur…

 

 

 

À Paris, au fil des cafés-vélos

Les fous du guidon by L’Equipe

Salut les cyclistes! Bon j’avoue que je n’ai pas beaucoup posté ces derniers temps mais entre les enfants, le boulot et tout le reste, j’ai encore laissé les choses me dépasser. A cela on ajoute une bonne dose de flemmardise hivernale pour couronner le tout, et on obtient… ben en fait rien du tout.

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Mais qu’à cela ne tienne, je vous propose aujourd’hui de parler d’un petit reportage d’une vingtaine de minutes fait par le journal L’Equipe sur la culture vélo, et plus particulièrement sur l’univers des coursiers à vélo. Rien de bien neuf vous me direz suite à l’avènement de la pratique du fixie dans les rues des capitales du monde entier (je suis moi même propriétaire d’un magnifique cadre ’70s repeint en « candy green » monté en pignon fixe 😉 ). Mais je pense que ce petit reportage permet de montrer que même si l’engouement populaire s’estompe, il reste quand même une fascination pour cette subculture dont les codes sont directement inspirés du mode de vie de ces coursiers à vélo.

Si vous avez donc une vingtaine de minutes devant vous pendant votre pause déjeuner, dans le métro ou encore pendant que vous sortez le chien, laisser vous embarquer par Les Fous du Guidon.

Keep on riding!

Les fous du guidon by L’Equipe

Cimorné – Alost

En ce week-end automnal, j’ai profité d’une météo favorable et sous le signe de la douceur pour aller visiter un endroit qui m’intriguait depuis un petit moment. J’ai donc embarqué femme et enfants en direction d’Alost pour aller visiter Cimorné.

En quelques mots, Cimorné est un lieu de rencontre pour les entrepreneurs créatifs établi dans un bâtiment industriel qui abritait autrefois une usine de broyage de verre. Aujourd’hui, on y trouve un magasin de vélo et son atelier, un café, une coiffeur,… mais également des artistes de passages qui viennent exposer leurs oeuvres.

Quoi de plus normal donc que d’aller découvrir l’endroit en vélo et en empruntant les petits chemins du Brabant flamand et de la Flandre-Orientale via le Fietsnet, ce réseau de voiries cyclables référencées et traversant toute la Flandre. Une fois la route planifiée, il ne nous restait plus donc qu’à avaler la trentaine de kilomètres nous séparant de Cimorné. Si le  début chemin dans dans les quartiers résidentiels du Brabant est assez ennuyant, au bout de 4 à 5 km, on arrive assez vite au milieu des champs et la route devient tout de suite beaucoup plus agréable. Cette route continue pendant une dizaine de kilomètres au bout desquels on rejoint la Dendre qui nous emmène au fil de son cours jusqu’à destination. Je recommande donc vivement la balade qui se fait aisément avec enfants (en remorque pour nous). Mais attardons nous plutôt sur le motif réel de notre balade.

Comme je le disais donc précédemment, le lieu abrite un magasins de vélo et son atelier, une café, un salon de coiffure et des ateliers en résidence.

De Fietserij

Comme son nom l’indique, on parle bien ici de vélo. C’est clairement l’occupation principale du lieux avec un point de vente et surtout un gros atelier. Ce qui est assez normal parce que l’on vous vend, répare, loue et customise des vélos. Evidemment, une foule d’accessoires pour personnaliser votre bécane ou la rendre encore plus efficace. Je n’ai pas vraiment pu tester le service, mais vu le nombre de gens qui sont passés durant notre visite, on peut se douter que la qualité est au rendez-vous.

 

De Bevoorrading

Littéralement, on peut traduire cela par le « ravitaillement »; moment important dans une course cycliste pour ne pas avoir une fringale. Le lieu n’est pas très grand mais c’est suffisant pour accueillir une trentaine de couverts. A la carte, rien de bien sophistiqué mais plutôt de l’efficace. Spécialités de la maison: les « krok » préparé par le « chef Krok ». Evidemment, chaque croque-monsieur fait référence au monde du cyclisme afin de rester dans le thème. On notera aussi un classique de chez classique: la soupe tomate et boulettes façon « boma ». Sinon côté sucrerie, on note une spécialité locale: le « vlaai taart » ou flan en français, spécialité du coin. Enfin, quelques bières parce qu’on est en Belgique et que c’est indispensable. J’ai testé la « Cyclist », une bière blonde douce-amer.

 

 

Un petit bonus pour la fin, le lieu possède une mini vélodrome fonctionnel! Je n’ai pas eu la chance de pouvoir le tester mais vu les traces de pneus sur le parquet, je peux vous garantir qu’on peut l’utiliser. Donc lors de ma prochaine visite, promis je teste et on filme tout ça 😉

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En conclusion, si vous avez envie de vous faire une petite balade automnale, de faire une pause dans un endroit sympa, faire le plein et repartir, Cimorné est l’endroit qu’il vous faut.

Cimorné – Alost

Brikbike – Le vélo étudiant

Si nos petites têtes blondes et nos adolescents en crises ont déjà repris le chemin de l’école, ce n’est pas encore le cas pour les universitaires. La rentrée académique étant prévue pour le 15 septembre, il vous reste alors encore un peu de temps pour aller réserver votre vélo étudiant!

Le site Brik.be, déjà très populaire en Flandre, offre des services aux étudiants et les informes sur les démarches à faire, les choses à voir et plein d’autres choses. Avec le soutien de Bruxelles Mobilité et en collaboration avec Cyclo asbl, Brik propose donc désormais aux étudiants bruxellois de louer un vélo de seconde main pour un prix intéressant et ce durant la durée de leur cursus. Cette initiative existait déjà en Flandre dans les grandes villes universitaires où les étudiants pouvaient faire la demande de location de vélo auprès de l’administration régionale flamande.

Cela est désormais rendu possible à Bruxelles. Vous pouvez aller jeter un oeil sur le site BrikBike et introduire une demande de location de vélo.

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Je dois vous avouer que j’aurais bien aimer que cette initiative soit déjà en place lorsque j’étais encore aux études. Mais rien ne sert de ronchonner, aujourd’hui cela existe et il faut en profiter.

A nos amis students, foncez réserver votre bike!

 

 

Brikbike – Le vélo étudiant

Lectures estivales

Hello les amis.

L’été n’étant pas encore tout à fait fini, je vous fais part de quelques ouvrages que vous pouvez parcourir tranquillement couché dans votre hamac, au bord de la piscine ou à la plage. Si vous n’avez pas l’occasion d’emporter votre vélo sur votre lieu de vacances, vous pouvez toujours virer un slip et caser quelques revues et livres dans votre valise.

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On commence avec un grand classique estival le hors-séries de So Foot – PEDALE. Mais cette fois ce n’est pas simplement le hors-série mais bien d’un mook qui retrace la grande histoire du cyclisme. 196 pages d’histoire, d’anecdotes, de photos et de reportages sur le cyclisme d’aujourd’hui et d’hier. Vous pouvez vous le procurez en ligne ici.

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On enchaine sur deux petits livres écrits par Eric Fottorino, journaliste et écrivain, mais avant tout passionné de cyclisme. Il pratiquera le sport en amateur durant sa jeunesse et utilise, aujourd’hui, son expérience dans ses livres. Pour ma part, j’ai choisi Petit éloge de la bicyclette  et Petit éloge du Tour de France. Il a une approche un peu intello du vélo mais c’est assez agréable à lire et il arrive à transcrire assez brillamment ce que cela représente d’être un mordu de vélo. Ils sont disponibles chez Folio pour la somme astronomique de 2€ pièce 😉

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Enfin, pour ceux qui n’aiment pas vraiment lire mais aiment regarder les images, je vous propose ce petit ouvrage assez sympathique qui regroupe de très anciennes photos plutôt insolites sur l’origine du vélo. Ce petit ouvrage intitulé PETITE REINE et publié par la Bibliothèque nationale de France dans le collection L’Oeil curieux.

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Je vous invite donc à profiter de ces derniers jours de vacances pour vous plonger dans ces quelques ouvrages qui vous feront pédaler l’esprit pendant que vos jambes se reposent.

A++

Lectures estivales

Nice – Café du Cycliste

Cyclogram est de retour de vacances et a ramené dans sa valise plein de nouvelles choses et de chouettes découvertes. J’espère donc que vous avez bien pu profiter de ces vacances ou que vous allez encore le faire, pour faire plein de vélo ou quoi que ce soit qui s’en rapproche.

Je renoue avec le blog après ce break estival avec un article sur endroit que je rêvais de visiter depuis longtemps. Il s’agit d’un « café-vélo » situé à Nice, au bord du port et en bas des montagnes. Vous avez déjà surement compris mon intérêt pour les fringues de vélo, tant sportives que citadines. Et bien je vous propose cette fois d’aller faire un tour dans le sud de la France avec la marque Café du Cycliste. Il s’agit donc au départ d’une marque de vêtements de vélo qui se veut moderne, efficace et esthétique. L’objectif est simple: proposer des vêtements techniques adaptés à la pratique du vélo qui en même temps sont beaux à regarder et à porter. La marque développe également une collection citadine, pour les cyclistes du quotidien qui souhaitent pouvoir faire du vélo de manière confortable pour aller au travail ou se déplacer sans devoir enfiler la tenue complète du cyclotouriste. Vous me direz que cela ressemble étrangement à une marque anglaise bien connue ? Oui et ils assument totalement le business modèle. De ce fait, vu le développement de la marque, un « café-vélo » voit le jour qui officie aujourd’hui comme show-room / café / atelier / …

Un endroit qui sert aujourd’hui de point de ralliement aux cyclistes urbains, aux cyclotouristes ou encore aux touristes de passage. L’endroit étant en effet situé sur le port de Nice, de nombreux amateurs de la petite reine s’arrête au café avant de prendre le ferry vers la Corse. Enfin, il est également possible de louer des vélos; des petites merveilles ultra légères qui vous emmèneront jusqu’aux sommets des cols de la région. Et si vous n’aimez pas rouler seul, ils organisent régulièrement des sorties encadrées par d’anciennes gloires locales qui n’hésiteront pas à vous montrer leurs beaux restes.

Vous comprendrez aisément que je ne suis pas rentré les mains vide de cette visite et que j’ai du opérer des choix difficiles mais cela m’obligera à revenir dès que possible.

En conclusion, si vous passez un jour par Nice, faites un stop au Café du Cycliste pour aller baver devant leurs collections ou tout simplement pour boire et manger un petit quelque chose (les cafés glacés sont pas mal du tout 😉 ). Sinon et en attendant de pouvoir trouver ce genre de vêtements à Bruxelles, allez faire un tour sur le shop online! Ici pour les hommes et par là pour les femmes (pour une fois qu’il n’y pas que du rose!).

Nice – Café du Cycliste

The Chain Stay, Oudenaarde – Auberge à cyclistes

Lorsque mon imagination et ma passion du vélo se rencontrent, cela donne naissance à des idées et des envies de projets autour du vélo (le fait de tenir ce blog en fait partie). J’ai déjà imaginé développer une série d’idées (originales ou inspirées de l’étranger) mais sans jamais vraiment en concrétiser une seule soit par manque de temps, d’argent ou tout simplement par peur de tout lâcher au risque de mettre à mal ma famille ?

Quoi qu’il en soit, un des projets que j’avais imaginé était d’ouvrir une sorte de « gîte » aménagé pour la pratique du vélo loisir ou un peu moins loisir et plus pro. Et bien figurez-vous que ce lieux existe déjà dans notre belle région flamande, à Oudernaarde. Le lieu s’appelle The Chain Stay et se trouve en plein territoire des classiques flamandes. Ce nom anglophone pourrait simplement être le fait d’un effet marketing, mais au contraire les propriétaires des lieux ne sont autres que Gregg Fermer, ancien cycliste pro américain et sa femme Holly, belgo-canadienne. Ensemble ils ont crée cet hôtel / maison d’hôte qui accueille sous le même toit les cyclistes du dimanche et les aspirants professionnels.

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On y trouve donc tout ce qu’un mordu de vélo peut rêver dans un cadre familial. Les chambres sont confortables et la maison dispose de ces propres installations d’entretien et de mécanique vélo. On peut également bénéficier d’un programme d’entrainement ou d’un programme de nutrition. Il est également possible d’obtenir des soins de récupération physique. Bref, le paradis de n’importe quel fondu du vélo.

Si l’on peut aisément comprendre que ce lieu affiche complet durant la saison des grandes classiques flandriennes, en consultant le calendrier des réservations vous comprendrez qu’en fait The Chain Stay est réservé presque toute l’année. La région en question attirant des cyclistes de tous bords et de toutes origines.

Donc si vous cherchez un endroit pour pratiquer votre passion et en même temps être accueilli chaleureusement avec tout votre matériel cycliste, The Chain Stay is the place!
Si vous souhaitez plus d’information, vous pouvez aller sur leur site internet ou encore aller visiter leur page Facebook.

Keep on riding !

The Chain Stay, Oudenaarde – Auberge à cyclistes