Sykling Oslo

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Me voilà de retour d’Oslo, capitale de la Norvège et surtout première ville européenne à avoir annoncé l’intention de vider son centre ville de la voiture. Si j’ai fait le plein d’air frais, de boulettes à la viande de renne (si si du vrai renne!!), de pain à la cannelle et de ski de fond, j’en ai aussi profité pour observer la culture vélo.

Malgré un climat qui n’apparait pas spécialement favorable à la pratique de la petite reine, 12% des déplacements se font à vélo et 44% en transports en commun. Seulement 32% des déplacements se font en voiture. La place du vélo est indéniable et on le constate directement lorsque l’on se promène dans les rues. A titre de comparaison, à Bruxelles seulement 4% des déplacements se font à vélo. Bon si on remet les choses en perspectives, Bruxelles compte 1,2 millions d’habitants contre seulement 600.000 pour Oslo.

Mais donc lorsque l’on se balade dans les rues, il y a une chose qui m’a frappé. A Bruxelles (du moins), la philosophie qui est encore souvent appliquée est de hiérarchiser et de canaliser les déplacements dans l’espace public. On va donc retrouver les piétons sur le trottoir, les vélos sur la piste cyclable et le reste sur la route. Alors qu’à Oslo, la philosophie est vraiment axée sur le partage de l’espace public. On indique bien à certains endroit où circuler mais une grande liberté de mouvement est laissée aux usagers.

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L’image ci-dessus illustre cette impression par rapport aux déplacements des piétons et des cyclistes.

Si la cyclabilité d’une ville s’évalue en partie par ses infrastructures, elle prend également en compte sa « culture  » vélo. Et pour cela Oslo a également un chouette potentiel. Que ce soit par ses petits véloshop, son bar vélo ou ses ateliers coopératifs.

PELOTON est l’unique « café -vélo » d’Oslo et c’est déjà pas mal. En effet, Bruxelles attend toujours le sien 😉 Il s’agit d’un endroit sympa où l’on peut prendre un café, une bière ou un jus tout en bricolant son vélo. On y trouve également quelques accessoires vélo. Et enfin, on peut y déguster une pizza à partir de midi jusqu’à la fermeture. Bref, un endroit qui rassemble amateurs de vélo ou pas.

 

 

OSLOVELO c’est un atelier de réparation de vélos participatif où l’on peut faire réparer son vélo par un mécano ou bien le faire soi-même en prenant des cours. C’est donc le CYCLO norvégien. Le lieu est situé dans un quartier en pleine mutation où le dynamisme de nouveaux petits commerces et de magasins de seconde main draine un public mixte et varié.

 

En conclusion, Oslo c’était bien chouette. Je vous conseille vivement d’aller y faire un tour si vous en avez l’occasion. A vélo ou à pied, vous ne regretterez pas le voyage 😉

 

 

 

Sykling Oslo

« Life paint »: quand les voitures pensent aux vélos!

Désolé pour l’absence mais les semaines s’enchainent et avec elles se multiplient les activités. Mais je suis de retour pour vous parlez aujourd’hui d’un produit assez intéressant.

Comme vous l’aurez constaté, rouler en hiver c’est principalement rouler dans l’obscurité. Le soleil se lève vers 8h30 et se couche à 16h30. Bon même si l’on est reparti vers un allongement des jours au fur et à mesure que l’on avance vers le printemps, le principal souci des cyclistes en cette période est d’être visible, surtout en ville où les mouvements de circulation sont les plus nombreux.

De nombreuses solutions existent sur le marché, principalement sous forme de lampe clignotante ou de matériaux réfléchissants. Mais ce dont je vous parle ici est d’une toute autre dimension. Une fois n’est pas coutume, l’initiative nous vient de nos amis scandinaves. Mais là où c’est le plus surprenant, c’est qu’il s’agit d’un constructeur automobile qui vient en aide aux cyclistes. L’évènement est assez rare que pour être souligné!

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Life paint est un produit à pulvériser sur son vélo, son casque, ses vêtements, sa veste, son sac,… Ce produit à la grande particularité d’être ultra réfléchissant lorsque la lumière des phares d’une voiture l’illumine; rendant de ce fait l’objet recouvert de cette matière ultra visible. Une super vidéo explique l’idée et comment a été développé le produit.

On pourra en effet discuter sur le fait que le produit est développé par une marque automobile, que c’est un coup de marketing ou encore une tentative de réconcilier l’industrie automobile avec les cyclistes. Mais quoi qu’il en soit, je pense que le produit à le mérite de proposer une alternative à l’affreux gilet jaune et surtout permet aux gens qui ne veulent pas investir dans des vêtements techniques réfléchissant de se rendre visible sur leur vélo.

Et puis il faut quand même leur laisser leur slogan qui a le mérité d’être vrai: The best way to survive a crash is not to crash !  Je vous laisse sur cette pensée 😉

 

« Life paint »: quand les voitures pensent aux vélos!